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Catégories archivées: Rando

Bivouac au Puy de Jume.

 

C’est avec un peu de retard que je viens vous partager notre dernier bivouac du mois de juin au coeur des volcans ! Magnifique rando, magnifique week-end sous un soleil chaud. Et toujours en compagnie de nos amis de Rando63.
 

 
Tableau rando bivouac volcan
 

Nous sommes partis du petit accotement proche de la fontaine des pères au pied du Puy de Jume direction le Puy de Fraisse. Le soleil était avec nous pour ce début de matinée. Nous sommes restés sur le chemin jusqu’au pied du Puy de Fraisse quand là notre guide nous annonce que l’on va monter au sommet du puy par la forêt. Pas de sentier réellement délimité pour faire cette ascension. Courage ! Peu de chutes au final durant cette montée périlleuse mais malheureusement le sommet du Puy de Fraisse n’est pas le lieu que je vous recommande si vous souhaitez un panorama.
 
Nous sommes arrivés là haut et avons découvert un petit rond de verdure entouré de sapins, l’herbe était très haute, envahie sans doute de tiques à cette saison. Le lieu est agréable mais nous ne nous y sommes pas attardés à cause des moustiques et moucherons qui voletaient dans cette zone fraîche et ombragée et surtout parce qu’il n’y avait aucune visibilité sur la chaîne des puys.
C’était sympa cette petite mise en patte mais pas exceptionnel une fois là haut. Alors nous redescendons prudemment dans la forêt abrupte du volcan.
 
 
bp

 
Une fois au bas du Puy de Jume nous restons dans la forêt pour aller jusqu’au Puy de Cliersou.
Il annonce tout de suite la couleur : ça va être costaud ! Le volcan est dégagé, pas d’arbre pour nous cachere ce qui nous attends, on voit tout de suite très bien la montée qui se dresse fièrement devant nous, comme un défi.
 
Au fur et à mesure que nous prenons de l’altitude en gravissant le Puy de Cliersou, le paysage derrière nous change, les Puys de Côme, de Pariou, de Dôme et d’autres encore se dévoilent lentement les uns derrière les autres. C’est le moment de réviser nos volcans !
 
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Plus on monte et plus on a envie d’arriver vite vite vite au sommet du volcan et de pouvoir admirer le panorama qui s’annonce grandiose : un 360° sur la chaîne des puys et notre bout d’Auvergne ! Si vous montez le Puy de Cliersou vous ne pourrez pas passer à côté de ses grottes dans la roche du volcan. Certains racontent que les gaulois ont utilisé la roche du Cliersou pour construire le temple de Mercure au sommet du Puy de Dôme. Vrai ou non les grottes sont incontournables lors de votre montée.
 
Là haut vous aurez le souffle coupé de la beauté de ce que vous verrez. Le sommet est relativement plat, comme un plateau et nous étions les seuls au sommet (qui est relativement grand donc même à plusieurs on ne serait pas marché dessus). Nous étions tellement ébahis (et peut être aussi un peu crevés par la montée) que nous sommes restés assis quelques instant devant la chaîne des puys après avoir fait le tour (pas complet car trop vaste) du plateau au sommet.
 
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Après cet instant de répis et alors que nous faisons face au Puy du Grand Suchet nous partons en sa direction. On fera un petite pause déj en cours de route en sortant d’un petit passage en forêt entre le Puy de Cliersou et le Puy du Grand Suchet.

 
L’herbe n’avait encore desséchée par la canicule qui arrivera en juillet, le ciel était bleu, peu de randonneurs étaient sur les sentiers, nous avions une sensation de plénitude autour de nous. Nous étions seuls au milieu des volcans : au paradis des auvergnats, sur nos terres, nos volcans.
 
 
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Là aussi, plus on gravissait le volcan plus le paysage changeait. On pouvait apercevoir désormais « l’envers » du décor ; le Puy de Fraisse était maintenant dans notre vision, nous avons pu admirer les grottes sur son flanc de loin. Nous avons pu voir le panoramique des Dômes acheminer ses passagers jusqu’au sommet du Puy de Dôme, envier les parapentistes décoller du sommet du Puy de Dôme.
Une fois n’est pas coutume, au sommet du Puy du Grand Suchet, nous nous sommes encore assis et avons contempler ce qui s’offrait à nous ce beau samedi de juin.
 
Les mouches ont fini par nous chasser. Ca pique ces bestioles, nous sommes redescendus avec notre dernier objectif de la journée en ligne de mire : le Puy de Côme !
 
 
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Après un petit passage dans la forêt nous voilà au pied du Puy de Côme. Ascension relativement aisée aprés nos entraînement intensifs du jour. Au sommet, face au cratère béant du volcan on est admiratif devant Dame Nature qui reprends se droits. Arbres, herbes et fleurs, tout le monde semble avoir trouvé sa place dans ce cratère.
Nous avons fait le tour du cratère en prenant le temps de nous arrêter pour regarder le panorama.
 
Sur les photos j’ai essayé d’avoir le cratère en entier mais sa taille le rend impossible à photographier dans sa totalité. Il faut faire travailler son imagination sur ces deux petits clichés ci-dessous.
 
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Après toutes ces ascensions nous revoilà en direction du Puy de Jume pour aller planter les tantes dans les bois et place à la convivialité et aux bonnes choses à manger pour passer une bonne nuit. Le lendemain, debout à 5 h pour aller au sommet du Puy des Gouttes admirer le levé de soleil.
 
C’est donc à la frontale que l’on se lève et que l’on se dirige dans la forêt du volcan des Gouttes, au milieu des moutons encore endormis et d’une mer de nuage, pour arriver avant le soleil là haut. Manque de chance le volcan n’est pas dégagé du côté Est donc nous ne verrons pas le levé de soleil directement mais plutôt ses jolies couleurs orangers/roses qu’il peut nous offrir, posées sur la chaîne des Puys. Nous aurons aussi la chance de voir deux montgolfières décoller, ça a été un très joli moment paisible, silencieux, embué et moutonneux ah ah.
 
 
levé de soleil
 
 
Après ce beau moment nous sommes redescendu petit déjeuner avant d’attaquer le reste du week-end. Certains sont rentrés chez eux (comme Etienne et moi), d’autres ont continué le week-end en randonnant pour aller faire un tour du côté des Puys de la Coquille et de Jume.
 
 

Ce fut en tout cas un merveilleux week-end coupé du monde, entourés de grandeurs et de beautés !

 
 
Si vous n’avez pas le courage de faire les quatre volcans sur une journée où que vous souhaitez en faire au moins un, je vous conseille vivement de faire en priorité le Puy de Cliersou. Peu connu et pourtant si beau, si vaste et au panorama si riche, vous ne serez pas déçu une fois là haut.
 
 
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Photos à venir dans la galerie photos.

Raquette au Chambon des Neiges.

 
Le 7 février dernier, profitant de la neige fraîchement tombée, Rando 63 nous proposait une rando en raquette dans la Vallée de Chaudefour au départ du Chambon des Neiges.
Cette rando, à force d’en parler, tout le monde qui visite ce site la connaît. Mais vous la connaissez dans sa version automne et sa version été, je vous présente aujourd’hui sa version hivernale, toute blanche.
 
 

Pour le plaisir des yeux !

 
 
Tabeau raquette Chambon
 
 
Nous commençons la rando vers 13 h. Oui, ça fait tard pour commencer une rando mais c’est voulu. Le but étant de terminer la rando à la frontale, comme des aventuriers dans les bois de la vallée. Rendez-vous au parking de l’auberge des 500 Diables où nous dîneront à notre retour le soir.
 
Chacun chausse ses raquettes, se couvre de la tête au pieds et nous partons. Une fine brume est là. La neige aussi est bel et bien là et c’est tant mieux, on en voulait ! Nous commençons le début de la rando hors balisage. Nous montons dans la forêt, pente abrupte, neige très épaisse. Ceux qui avaient froid ont vite eu chaud. La montée est difficile mais de courte durée, très vite nous rejoignons le sentier balisé et arrivons au départ (ou la fin, selon le sens dans laquelle on fait la boucle) de la rando balisée.
 
 
montage début rando
 
 
Une fois sur le sentier, nous y restons un petit moment jusqu’à essayer d’atteindre le sommet des crêtes de la vallée. Nous croisons pas mal de skieurs-randonneurs qui descendent les sentiers en glissant. Par curiosité nous demandons à deux skieurs si au sommet il y a un peu de soleil, la réponse est catégorique, c’est un non. Du coup, notre parcours est remis en question. Pas de soleil, du brouillard, certains sont fatigués, hum hum, que fait-on ??
 
Nous décidons de nous séparer en deux groupes ; ceux qui préfèrent rentrer aux gîte et ceux qui se sentent d’attaque pour continuer la rando. Même si nous savons d’avance que nous ne monterons pas au sommet des crêtes, nous décidons de faire une petite boucle à travers champs et forêts.
Mais avant de se quitter ou de continuer, une petite pause vin chaud/thé-fruits secs s’impose. Il nous faut à tous des forces pour continuer, dans un sens comme dans l’autre !
 
 

tableau brouillard
 
 

Nos compagnons de route repartis, à nous de continuer l’expédition. Nous revoyons notre carte et décidons donc d’aller à flan de la vallée, du côté Est. Attention aux chutes : de ce côté, le vent souffle, la neige est parfois gelée et les raquettes n’adhèrent pas bien. Parfois la neige est aussi trop molle et nous nous retrouvons dans un trou, de la neige jusqu’aux cuisses. Le tout était d’éviter de tomber dans un trou qui cacherait la rivière. Bonjour l’état de congélation suprême sinon ! Brrr.
 
Nous sommes passés dire coucou au petit buron de la vallée, en prévision d’un week-end bivouac prévu pour le mois de mai là bas. Puis nous sommes repartis en direction du Chambon des Neiges. A notre grande surprise, nous sommes tombés nez à nez avec une IMMENSE congère ! Pas le choix, il fallait la gravir pour aller à son versant. Etienne est parti en éclaireur, malheureusement une fois là-haut, avec le brouillard, il ne pouvait pas nous dire ce qu’il voyait à part du blanc-gris, autrement dit, pas grand chose.
Nous sommes donc montés à notre tour au sommet de la congère pour continuer notre chemin dans le brouillard.
 
 
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Nous finissons la rando en forêt. Nous avons traversé un bois magnifique, féérique presque. Les arbres étaient recouverts de neige, figés dans le vent, la lumière était superbe. Les photos ne rendent pas aussi bien que ce que nos yeux voyait ! Ce petit passage dans les bois s’est fait très calmement comme pour ne pas troubler le silence de cet endroit. A part quelques glissades (nombreuses en fait) dont nous avons tous était victime, qui nous faisait exploser de rire.
 
Après ce passage en forêt, nous retrouvons le sentier balisé, que nous suivrons sagement, avec nos frontales jusqu’à retrouver le gîte des 500 Diables pour faire bonne ripaille et retrouver nos compagnons de route.
 
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Ce résumé de rando est assez bref. La météo ne nous a malheureusement pas permis de profiter du paysage, je ne peux donc pas facilement retranscrire cette rando. J’ai essayé de vous donner les petites anecdotes marrantes de cette rando parce que malgré le temps, nous nous sommes bien amusés. La neige est toujours un excellent terrain de rigolade !
Dommage que nous n’ayons pas pu atteindre le sommet des crêtes, mais si certains le tente, faites le moi savoir et partagez quelques clichés enneigés !
 
 
Je terminerais juste en vous conseillant d’aller dîner aprés votre rando (ou même sans faire la rando avant) à l’auberge des 500 Diables. Leur truffade est un régal, le décor et l’ambiance au coin de leur immense cheminée ouverte sont idéaux pour passer un agréable moment. Leur site.
 
 
 
Voir les photos ici.

Week-end aux roches Tuilières et Sanadoire [part. 2]

 
 

2ème partie du week-end : Orcival.

 

Après notre veillée tardive de la veille, se lever vers 8 h fut dur. Le temps de ranger nos affaires, de remettre le gîte en état, de petit déjeuner et nous partions pour Rochefort-Montagne.  

 
 

Tableau Orcival  

 
 
Nous partons du cimetière de Rochefort.

Pour la petite annecdote assez rigolote : les habitants du village peu habitués à voir autant de monde chez eux un dimanche matin nous ont demandé si quelqu’un était mort et s’ils connaissaient le défunt. C’était assez amusant malgré le côté lugubre de la situation hem hem. Mais revenons en au sujet principal : donc du cimetière, nous partons sur la route, pour quitter le village.  

 
Nous sommes tous complétements morts de la veille, nos jambes ont du mal à reprendre l’effort, le groupe avance moins rapidement que la veille. Très vite nous arrivons sur les chemins, adieu goudron, bonjour neige. Nous resterons quelques minutes sur un plateau, dans les chemins, bordés de champs et exposés au vent frais. De ce plateau nous avons une vue parfaitement dégagée qui est très agréable, avec le soleil qui commence à se lever dans le ciel. Le Puy de Dôme pointera le nez timidement au loin, mais nous l’appercevrons seulement rapidement puisqu’ensuite nous entamons une descente qui nous amène en direction de l’étang de Fléchat.

 
 

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A l’étang, nous continuons tout droit : après évidemment être allés tester la solidité de la glace qui fige l’étang, en jetant des petits cailloux dessus. Aucun n’a brisé la glace.  
 

Nous continuons donc notre route, sur du goudron jusqu’à ce que nous coupions à travers un vaste champs dégagé en colline, qui monte et bien enneigé.

Concours : à celui qui reussira à marcher le plus légerement possible sur la neige sans s’enfoncer ! Pas facile facile. Pour minimiser mes efforts j’opte pour ma part l’astuce de marcher dans les traces des autres.
 
Arrivés au sommet du champs, nous sommes ébahi par la vue magnifique que nous avons sur la chaîne des puys ! Nous décidons donc de prendre une photo de groupe face au Puy de Dôme. Je sors donc mon trépied du sac. Et c’est à ce moment là que je m’appercois que mon écharpe, que j’avais quitté et accroché à mon sac ayant un peu chaud, n’était plus là. Ni une ni deux, voilà Etienne et Fred qui courent en sens inverse à la recherche de mon écharpe. Je fouille mon sac avant de les rejoindre. Nous étions en bas du champs (si pénible à monter) quand je leur ai dis que tant pis, ça n’est pas grave, nous n’allions pas refaire tout le chemin inverse et faire perdre son temps au reste du groupe. Nous remontons retrouver nos compagnons qui nous ont attendu au soleil…

 

 

tableau Fléchat

 

 

Suite à cela, nous redescendons de l’autre côté de la colline que nous venions de monter et nous arrivons à Orcival…
C’est là que nous nous arrêterons pour déjeuner, au beau milieu du chemin de croix d’Orcival. Au pied du Christ !
 

C’était ce midi qu’Etienne et moi avions décidé de tester les sachets de nourriture lyophilisée de chez Décathlon… Des pâtes et un hachis parmentier au menu. Assez déçue par le hachis mais plutôt contente des pâtes. Ceci dit, ça reste onéreux pour se nourrir mah le côté pratique, léger, tout ca tout ca tout ca… Bref, on aura au moins testé.

 

Après avoir mangé, pris un petit bain de soleil et fini les restes des gâteaux de la veille nous repartons. Nous suivons la route du chemin de croix, en sens inverse et nous arrivons au pied de la très belle église d’Orcival. Petite visite à l’intérieur et nous poursuivons notre route.
Nous arrivons sur le GR 30 et nous le suivrons tranquillement le restant de la rando. Et retour au cimetière vers 16 h, bien crevés ! Ah ah.

 
 

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Et c’est ainsi que cet agréable week-end plein de neige, de soleil et de bon humeur s’achève.
A refaire et vite !

 

Photos disponibles dans la galerie Bon Oeil ici.

Week-end aux roches Tuilières et Sanadoire [part. 1]

 
 
Les 7 et 8 décembre derniers, avec Rando 63 nous sommes allés passer le weekend au pied des roches Tuilières et Sanadoire avec dodo au Gîte du Cros, à Rochefort Montagne. Je vais procéder en 2 résumés pour ces deux journées enneigées et très sportives !

 

Nous commencerons par la rando du 7 décembre, l’ascension de la roche Tuilières, haute de 1 307 mètres qui demande beaucoup d’effort ;
qui plus est dans la neige et le froid !

 

Tableau Tuilières

 

Rendez-vous était donné pour 10 h au gîte. Le temps que tout le monde arrive, que l’on prenne possession des lieux, qu’on se salut, etc. nous étions prêt à partir de « bon pied » vers 11 h… Bien couverts malgré le magninfique soleil qui nous a accomagné tout le long du week-end. Malheureusement la neige n’était pas assez épaisse et presente pour chausser les raquettes. Nous sommes donc restés en chaussures ! De vrais guerriers !

 

Nous avons quitté le village du Cros et en le quittant nous pouvions admirer dérière nous la roche Tuilières et son haut sommet qui ous attendaient ! Assez impressionant. Le soleil faisait un bel effet sur la neige et les arbres de la roche. Mais ne nous attardons pas trop. Ayant commencé la rando avec déjà une heure de retard, nous devions nous dépêcher si nous voulions avoir le temps de monter là-haut et de rentrer avant la nuit.

 

début rando Cros
En sortant du village, nous traversons la route et nous montons une petite forêt, nous avons fait un petit détour gratuit mais cependant inutile ; simple erreur d’orientation. Suite à quoi nous avons donc décidé de suivre la route. Mais pas longtemps puisque une montagne a attiré nos guides qui ont estimé que suivre la route c’était trop simple donc que nous allions corser la chose en montant la montagne à travers bois !

 

Nous voilà donc à quattres pattes, s’accrochant aux branches jusqu’à atteindre le sommet de cette petite montagne (dont j’ignore le nom si elle en a un). Chacun monte à son rythme, à sa façon, tant bien que mal sans glisser les uns sur les autres. Là haut nous arrivons sur un petit plateau à l’orée d’un bois. Nous longeons le bois jusqu’à arriver juste au pieds de la roche Tuilieres !

 

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Là deux choix se presentent à nous : soit on casse la croûte et ensuite on rentre doucement au gîte. Soit on monte au sommet de la roche Tuilières mais vu l’heure, on se dépêche pour pas se faire surprendre par la nuit.

Motivés comme tout, nous avons forcément à l’unanimité choisi l’option :   ON MONTE !  Après tout c’était le but de la rando et nous avions tous envie de voir ce que nous offre la vue là-haut ! S’eut été tellement dommage de rentrer en se vantant d’avoir juste fait le tour de la roche pfff !

 

Nous voilà donc en route encore une fois à travers les arbres, sur une pente douce au début et qui au fur et à mesure est devenue de plus en plus abrupte, glissante, enneigée, jonchée de houx et d’arbres dont les gouttes de neige nous tombaient sur la tête. Un vrai parcours du combattant.

 

Durant cette périlleuse montée, je n’ai pas pris de photo. L’appareil était bien rangé sous le manteau, étant quasiment au sol je craignais qu’ils ne prenne la neige ou un coup d’arbre voire même une chute de ma part. Mais même si vous n’avez pas les images, croyez moi, c’était dur ! Nous sommes passés de 1 133 mètres à 1 307 mètres en quelques minutes, avec beaucoup d’efforts, pas mal de pauses et ENORMEMENT d’encouragement entre nous.

 

Ca en valait grandement la peine !

 

Arrivés là haut, nous étions devant un magnifique panorama à 180° sur la chaîne des puys, la roche Sanadoire en face de nous et le massif du Sancy ! C’est face à ce spectacle que nous avons déjeuné. Un peu au vent mais tant pis. Il fallait tout de même faire très attention : la crête de la roche Tuilières est étroite et avec la neige nous étions incapables de voir si les bords de la falaise était en rocher ou en arbustres donnants sur le vide. Nous ne nous sommes donc pas trop approché des bords.

 

panorama

Cliquez sur l’image pour aggrandir le panorama.

 

Après nous êtres remplis le ventre nous avons longé un peu la crête afin de prendre un chemin moins raide pour descendre et puis aussi pour profiter du paysage et faire quelques photos.

 

 

Sommet roche Tuil

 

Et enfin nous entamions la descente. Un « groupe », lui, entamait la montée vers la sommet.
Attention aux chutes en descendant et bonjour la neige dans les chaussures pour ceux qui ne sont pas équipés en guêtre ! Je sais maintenant quel est mon prochain investissement…

 

En bas nous pouvons admirer la roche brute de la roche Tuilières : mur d’escalade convoité avec ses roches posées telles des ardoises les unes à côtés des autres bien rangées.

La descente, cela va de soi, se fait beaucoup plus rapidement que la montée. L’effort est moins intense. Le soleil commence à se coucher, tout doucement. Au bas de la roche Tuilières, petite reunion de chantier pour savoir ce que l’on fait maintenant. Qui est chaud pour continuer ? Qui souhaite rentrer ? Certains rentrent préparer le repas, les autres continuent l’effort !

 

Pour ceux qui restent, c’est direction : la roche Sanadoire !!

 

 

descente et Sanadoire

 

 

Nous partons donc en direction de Sanadoire. Mais pas dans l’optique d’y monter. Nous n’en avons plus le temps et je crois aussi, plus trop la force. Ah ah ah. Mais nous allons la longer, monter encore, retrouver un bout de route, retourner dans des sentiers, marcher dans des champs : sur du plat, nos jambes nous en remercient encore ! et pis nous finiront avec une toute petite descente qui nous ramènera au village du Cros par le sens opposé de celui que nous avions pris le matin.

 

Au gîte ça sentait bon ! Nos randonneurs cuisiniers avaient commencé les préparations du repas et allumé le feu dans la cheminée. La soirée se passera autour d’un bon gros repas réunionais préparé maison et la soirée se finira tranquillement autour du feu, à refaire le monde et en rigolant bien.
Demain, d’autres aventures nous attendent…

 

A suivre…

 

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Photos dans la Galerie Bon Oeil en cliquant directement .

Rando Colorado Auvergnat avec Rando 63.

 

 

Tableau colorado

 

 

Le 24 novembre dernier nous sommes allés faire un tour assez sportif et plutôt  frais du côté de Boudes, à queques kilomètres au Sud d’Issoire, avec Rando 63. Le but de la rando était de passé faire un petit coucou au roches rouges de la Vallée des Saints et de nous en mettre plein les yeux !

 

Lieu de rendez vous à 10 h sur la place du village de Boudes. Chaussés et bien couverts nous voilà partis accompagnés de deux amis à poils, adorables et l’un très bavard. Nous passons dans le village jusqu’à en sortir pour monter à travers les champs de vignes. Le brouillard nous cache le panorama de la plaine, tant pis pour nous !

 

Quelle idée aussi de randonner avec un temps pareil hein.

 

Nous montons de plus en plus haut dans les chemins, les champs de vignes restent derrière nous, nous les quittons pour rejoindre le village de Villeneuve-Lembron. Au loin, le drapeau du château nous indique que le vent souffle assez fort, si l’on se fie à ses courbes qui ne cessent de bouger. Sur la place du village nous nous arrêtons pour regarder ce château du XV ème siècle.

 

 

Vignes et Villeneuve

 

Le vent frais qui nous fouette le visage ne nous invite pas à prendre beaucoup de photos ni à nous attarder trop longtemps. Nous quittons Villeneuve en direction de Mareugheol.

 

Nous décidons de ne déjeuner qu’une fois arriver à Mareugheol. Nous étions donc assez pressés d’arriver là-bas. D’autant plus que le vent dans les chemins était encore plus fort, rien ne nous abrités pour nous en protéger, nous étions exposé plein vent.
Le long du chemin beaucoup de poiriers sauvages aux fruits mûres nous invitaient à la dégustation. Avec ce froid, pas question de s’arrêter trop longtemps pour déguster les poires. C’est donc juste le temps de mettre dans le sac quelques belles poires tombées de l’arbre que nous nous sommes arrêtés, pas plus !

 

Nous entendions l’église de Mareugheol sonner 13 h quand nous commencions à descendre par les chemins dans le village. Nous avons décidé de trouver un petit abri où déjeuner. La petite pluie fine + le vent ne sont pas d’un bon mélange pour se poser le temps d’un déjeuner. Nous avons pas bonheur rapiement trouvé un petit hangar ouvert sous lequel nous nous sommes arretés pour nous remplir le ventre !! Miam miam… Nos amis à poils se sont fait du mal en nous regardant manger sans y avoir droit. Dur la vie de chien !

 

montée mareugheol

 

 

Puis nous revoilà partis. Nous traversons Mareugheol et une fois encore nous repartons sur les chemins direction Boudes en faisant un petit détour par la Vallée des Saints.
Petit passage en forêt vers Pouzeix puis de nouveau dans le vent.

 

Sur la route pour retourner à Boudes nous allons croiser veaux et vaches, le vieux moulin de Pouzeix, nous allons aussi remonter la colline à travers champs et marcher dans la boue au risque de nous casser la figure plus d’une fois. A mi chemin nous admirerons sur la falaise face à nous une église  qui se détache dans le ciel et nous comptemplerons les coteaux de Boudes de loin. Puis à un moment, au croisement qui mène à Boudes par le cimetière, nous tournerons à l’opposé en direction de la Vallée des Saints.

 

Chemins

 

Pour trouver « l’entrée » qui descends dans la Vallée des Saints, nous marchons encore un petit peu en montée puis nous y voilà. Au milieu de nul part un panneau et une barrière pour fermer l’accés à la Vallée. Une dernière photo de groupe et un dernier verre de vin chaud avant de descendre et zou !

 

La descente est rude et jonchée de buissons épineux, d’arbustes et de feuilles au sol à cette saison. Mais rien de sorcier tant que l’on fait un peu attention. Et le risque en vaut la peine.
En bas, un spectale magnifique vous attends : la terre est devenue rouge, on a l’impression d’être arrivé ailleurs. La rivière passe doucement et creuse la roche pour se frayer un chemin. Les anciens chemins existants sont inexploitables à cause de l’érosion, mais de nouveaux sentiers ont prit naissance. Nous suivons ces nouveaux à travers les arbres, nous sommes obligés de traverser la rivière pour monter de l’autre côté en haut des falaises. Les cheminées sont spectaculaires et leur couleur tellement innattendue que l’on ne peut pas passer par là sans lever la tête pour les regarder…
Une fois en haut des falaises, nous voyons le sommet des cheminées, beaucoup sont en train de disparaître à cause de l’érosion, d’autres tiennent encore debout grace à leur rocher protecteur.

 

Vallée Saints

 

Après ce regal occulaire nous redescendons dans la vallée pour longer le ruisseau ; nous nous croyons dans un autre pays, l’ambiance est tellement différente de ce que l’on peut trouver en Auvergne. Une dernière petite grimpette pour retrouver le sentier qui nous ramènera à Boudes et fin de la rando.

 

La Vallée des Saints est aussi une rando d’à peu près une heure proposée par les guides Chamina ; il n’est pas obligatoire de faire toute notre rando pour accéder à ce spectacle de la nature.

 

 

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Les photos de cette rando sont à découvrir dans la Galerie Bon Oeil.