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Tags archivés: myrtilles

Vallée de Chaudefour 2 ème session !

tableau descript Vallée Chaudefour
 
 

Chose promise chose due !

 

Lors de notre premier passage dans la Vallée de Chaudefour, en octobre 2012 (article à lire ici), Etienne et moi nous étions jurés de refaire ce circuit par beau temps. L’occasion s’est présentée ce 15 août ! Des amis voulaient découvrir le sommet du Puy de Sancy, nous avons donc tout naturellement proposé de refaire avec eux cette rando pour découvrir les crêtes du Sancy et monter au sommet de ce Puy, volcan discret et pourtant sommet le plus haut d’Auvergne.

 

A gauche, sentiers d'août, à droite sentiers d'octobre

A gauche, sentiers d’août, à droite sentiers d’octobre

 

 

Lieu de rendez vous inchangé, à l’ancienne station de ski de Chambon des Neiges. En octobre la ville paraît totalement désertée et pourtant, ce jeudi d’août, c’était tout le contraire ! Les voitures affluaient et des randonneurs par dizaines en descendaient. Une fois que nous étions, tout notre petit groupe, de six anciens copains de lycée, fin prêts à décoller, nous quittions le goudron et nous revoilà Etienne et moi suivants nos anciennes traces dans la forêt !

Le sol, en octobre, jonché de feuilles d’arbres jaunes et orangés, de champignons ou encore de grenouilles attirées par l’humidité, avait laissé place cette fois ci à un sol terreux et sec. Le charme de l’automne était absent, la sécheresse de l’été auvergnat avait pris possession de l’endroit. Etienne et moi nous rappelions avec nostalgie notre 1 er passage dans cette forêt, nos sensations de solitude face à la nature ; tout cela était bien différent. Nous avons retraversé les petits cours d’eau, certains étaient à sec à cette saison mais leurs sillons encore visibles dans le sol.

 

Après une heure de marche dans la forêt, nous arrivons comme prévu au fond de la vallée. Et là, nous découvrons ce paysage qui nous a été caché en octobre ! Nous sommes scotchés devant cette chaîne du Sancy si impressionnante ! Nos amis réalisent qu’ils vont marcher le long des crêtes et que ça fait à peine une heure que nous sommes partis mais qu’ils sont déjà épuisés. Le chemin des Espagnols finira de les achever.

 

A gauche la Vallée en août, à droite, en octobre.

A gauche la Vallée en août, à droite, en octobre.

 

Le temps de faire quelques photos de groupe dans le fond de la vallée face au Sancy, à la Crête du Coq et la Dent de la Rancune, de manger une barre de céréales pour se requinquer et ZOU, c’est parti, chemin des Epagnols, nous voilà ! Le sentier était moins glissant qu’en octobre, moins de peur en le parcourant, moins de difficulté aussi du coup.

 

L’arrivée sur le plateau de Rondaire m’a très largement étonnée…. Ce paysage d’été, fleuri, vert et dégagé était tellement différent de celui que j’avais en souvenir ! Voir toute cette faune alors qu’en souvenir j’avais des images de champignons et de brume, ce fut un régal et ça m’a promis de belles surprises pour la suite de la rando ! J’avais hâte d’aller encore plus loin pour découvrir tout le panorama que nous avions loupé en octobre. Nous avons retrouvé le gros rocher posé au milieu du sentier, Etienne s’est refait plaisir en grimpant à son sommet. Et moi aussi pour y faire des photos.

Et nous avons découvert que du haut du plateau nous voyons le Puy de Dôme ! Une chose que nous ignorions totalement Etienne et moi. Notre 1 ère visite nous avait caché ce détail.

 

faune plateau

 

C’est d’ailleurs juste face à ce rocher que nous décidons de faire une halte pour déjeuner. Face à la vallée et aux crêtes qui nous narguent, impatientes que l’on viennent enfin fouler leurs sentiers.

 

A l’ombre des arbres, nous étions plusieurs randonneurs a avoir eu la même idée pour déjeuner. Au calme, entourés du bruissement des grillons et des myrtilliers, nous étions si bien, mais la route est encore longue, le plateau de Rondaire marque à peine le milieu de la randonnée, c’est donc après avoir dévorés quelques excellentes myrtilles (en octobre, nous avions savourés les dernières de la saison héhé) que nous repartions de bon pied, le ventre plein et les sacs un peu plus légers. Direction les crêtes du Sancy !

 

panorama

 
 

Plus nous avancions vers les sommets plus le panorama s’étendait sous nos yeux ! La chaîne des puys, Super-Besse, le téléphérique, les pistes de ski,   les lacs, etc. Tout un panorama que nous avions manqué la première fois et que nous étions ravis de voir aujourd’hui !

  Beaucoup de monde sur les sentiers, le téléphérique était à l’arrêt en octobre, mais à cette saison, tout fonctionne. Beaucoup de promeneurs montent sur les crêtes en téléphérique pour admirer le paysage et gravir le Puy de Sancy, ce qui crée des « embouteillages d’humain » sur les chemins héhé. Mais ça      permet aussi de discuter et de vendre notre région en conseillant aux touristes de venir skier chez nous l’hiver pour admirer ce même paysage sous la neige !

Sur la photo ci-contre, nous en sommes à l’ascension du Puy de la Perdrix, vers l’arrivée du téléphérique. En contrebas, à droite de chacune des photos on devine Super Besse et la station de ski.

 
 
 
 
 

Doucement mais surement nous arrivons au col de la Cabane, jonction entre le Mont Dore et Super Besse ! Là où les téléphérique m’avaient fait tant peur la dernière fois, là où nous avions failli dévaler la falaise plus d’une fois tant nous ne voyons rien, là où nous ne nous sommes pas du tout attardés tant le vent nous glaçait, eh bien cette fois-ci nous nous y sommes attardés. Le point de vue est à cet endroit tout simplement beau.

Nous appercevons le sommet du Sancy, les crêtes de la chaîne (que nous allons bientôt rejoindre), les monts du Cantal au loin, le Mont Dore village, le Puy Ferrand, le Puy de la Perdrix, le Puy de Dôme (encore et toujours), la Banne d’Ordanche aussi et le Puy de l’Angle (au col de la Croix Saint Robert).

 

Du haut du Puy de Sancy (détour de 40 minutes A/R), nous dominons le monde. Et nous sommes très nombreux. Le sentier qui mène au sommet est caillassé, il faut être prudent, surtout pour la descente. Mais pas de mal, au pire, de l’autre côté il y a les escaliers, pour les plus prudents !

 

point de vue

 

La suite de la rando se fait sur les crêtes. Les randonneurs d’un jour, montés en téléphériques se font plus rares. Nous nous retrouvons seuls avec la nature, enfin presque ; au détour d’un puy nous tombons sur des moutons par milliiiiiiiiers ! Ils sont les rois ici, on entends qu’eux, ils gambadent ou nous regardent passer : on sent que nous ne sommes pas chez nous et que nous devons respecter leur tranquilité !

 

Nous terminerons cette rando sans mal, vers 19 h, nous avons pris notre temps. La descente s’est mieux passée cette fois ci qu’en octobre où Etienne avait failli perdre une patte en glissant sur les sentiers humides.

Nos compagnons du jour sont ravis et pas si épuisés que ça après ces 7 h passées sur les sentiers. C’est donc une excellente expérience à retenter avec eux et pourquoi pas les faire rentrer dans le groupe rando63 !

 

Cette rando reste encore pour moi l’une des plus belle, accessible à tous pour peu que l’on tienne bon dés le début, les deux premières heures de ce circuit sont les plus dures, le reste se fait tout seul.

 

Je mettrais très prochainement en ligne les photos de la rando. Vous pourrez comparer mieux la version hiver et la version été comme ça.

 

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Vallée de Chaudefour


 
Je vous propose aujourd’hui une randonnée dans la Vallée du Chaudefour. Le départ se fait à Chambon-des-Neiges, ancienne station de ski qui a fermé en 2002 ce qui en fait aujourd’hui plus une ville fantôme que touristique mais pas désagréable  pour autant.   La randonnée commence tranquillement dans la forêt, pendant une bonne heure, au moins, sur un petit chemin étroit parsemé de petites grenouilles et petits champignons en tout genre. A cette saison l’air est frais, les arbres arborent leurs plus belles couleurs, allant du vert à l’oranger-jaune, le sol est jonché de coquilles de noisettes et glands que nous ont laissé les écureuils, les petits cours d’eau s’amusent à rendre le parcours plus difficile en les contournant.

 

Grenouille, champignons, sentier et cours d’eau

 

Le charme opère toute de suite.  On passe en sortant du bois une petite passerelle pour continuer sur la droite pour suivre l’ancienne route afin d’arriver ensuite au fond de la vallée.  On se retrouve alors dans une cuvette et il est impossible de passer sans lever la tête pour admirer le paysage qui s’offre à nous. Malheureusement le jour où nous avons fait cette rando le temps n’était pas avec nous, le ciel était couvert et le temps frais. Nous n’avons donc pas pu admirer les sommets des puys mais nous avons facilement pu imaginer le spectacle que nous manquions. Nous avons tout de même pu admirer la Dent de la Rancune et la Crête du Coq, impressionnants rochers qui jaillissent du sol. La dent de la Rancune est en réalité une coulée de lave solidifiée datant de 350 000 ans.

 

Crêtes du Coq et Dent de la Rancune

 

Le Chemin des Esagnols

Ne nous attardons pas trop dans la vallée, la rando est encore longue et le paysage est mille fois plus merveilleux en haut.. Allez hop, on traverse un petit ruisseau afin d’arriver au pied de la montagne, de rentrer dans la forêt et d’emprunter le Chemin des Espagnols. Attention, ce chemin est très étroit et glissant par temps humide dû aux innombrables cailloux et racines. Arrivés à la fin du Chemin des Espagnols, nous voilà sur le Plateau de Rondaire. Le début des Crêtes ! Sur la plateau, la vue est grandiose. Un grand rocher posé par les éruptions au milieu du chemin amusera les enfants (et les adultes « grands enfants » comme Etienne) pour grimper dessus sans danger..

 

 

 

Nous avons pu aussi savourer les dernières myrtilles de la saison ! Huuuuum….

 

 

 

 

 

 

 

 

On continu sur le plateau pendant quelques minutes jusqu’à franchir une clôture et monter en direction du Puy de la Perdrix. A partir de là nous sommes retrouvés confronté au vent qui d’une seconde à l’autre faisait changer le panorama… Le temps d’une seconde nous avons pu appercevoir Super Besse et le départ des pistes de ski, et quelques sommets qui étaient jusqu’alors cachés dans les nuages.  Nous avons continué le chemin émerveillés à chaque seconde ce que les nuages voulaient bien nous révéler. Nous avons pu distinguer les télésièges, les limites des pistes de ski et même une famille de chamois. Hé hé…

 

 

 

 

télésièges, sommets, pistes de ski, Super Besse en bas à droite, Etienne, le tout dans la brume

 

Malheureusement, la suite de la rando pour Etienne et moi s’est passée complètement dans les nuages. Nous n’avons donc pas pris le risque de sortir l’appareil photo. De toute façon, les photos n’auraient rien rendu puisque nous ne voyions tout simplement rien si ce n’est du blanc..  Nous étions trempés par la brume, le vent était glacial, brrrrr ! Nous sommes arrivés au Col de la Cabanne point culminant de la rando, là où à lieu la liaison entre Super Besse et le Mont Dore. En arrivant là, de voir les Télésiège m’a fait froid dans le dos, les ombres se distinguaient à  peine dans le brouillard, il m’a fallu m’approcher au mieux pour me rendre compte que ce n’était que les télésièges inactifs.

 

Au Col de la Cabane

 

Au Col de la Cabane, Chamina nous dit de poursuivre le petit chemin descendant à droite. Autant vous dire que nous avons eu beaucoup de mal à distinguer ce fameux chemin, notre vision étant peu élargie… Mais nous avons fini par trouver, il faut simplement passer sous les télésièges. De là, on suit la piste de ski pour un temps, avant de continuer sur les crêtes. Nous avons eu un petit instant une vue imprenable sur le sommet du Puy de Sancy, ennuagé.

 

Sommet du Sancy, Etienne et moi et le village du Mont-Dore en bas

 

La rando se poursuit le long des crêtes. A monter et descendre de crêtes en crêtes. On peut admirer la Vallée du Chaudefour de haut. Comme nous étions fin d’aprem quand nous finissions les crêtes, les nuages commençaient à se dissiper tout doucement, grâce au vent qui les chassait doucement, nous avons pu apercevoir la hauteur du Plateau de Rondaire où nous étions le matin même ainsi que la Dent de la Rancune et la Crête du Coq.

 

Crête du Coq, Dent de la Rancune et Plateau de Rondaire

 

 

 

Hors circuit, sur les crêtes, on peut aller s’asseoir sur un petit rocher qui surplombe parfaitement la vallée et faire de magnifiques photos avec les crêtes en arrière plan. Encore une fois, dommage pour nous d’avoir eu autant de nuage. Mais c’est beau quand même, il faut le reconnaître héhéhé…

 

 

 

 

La descente des crêtes par contre s’avère plus ou moins dangereuse, du moins par un temps comme celui que nous avons eu ; terrain très glissant, chutes nombreuses en vue. Etienne en a fait les frais, erf.

 

 

 

 

Nous avons eu le plaisir pour terminer la descente de traverser le pré de chevaux de trais avec des petits poulains, avant de retourner dans la forêt pour rejoindre le point de départ, fin de la rando !

 

 

 

Et voilà, mon résumé de cette rando se termine là, sur ces images..

Je vous conseille donc de faire à votre tour cette rando qui est de toute la plus belle… Il va de soi qu’Etienne et moi la referons à la belle saison parce qu’on a loupé pas mal de beautés avec ces satanés petits nuages ! Mais c’est sans aucun regret que nous l’avons faite par ce temps !

A faire et à refaire, ô que ouiii….

 

 

Un « bon oeil » surla galerie de photos !